Je veux parler du sport auto... Oui je sais le philosophe Albert Jacquard a dit : "La Formule 1 est le reflet du monde moderne où l'on va toujours plus vite pour tourner en rond." Mais il existe dans le spectacle offert par la Formule 1 une similitude avec les grandes joutes du Moyen-âge car voir les Schumacher, Raikkonen ou Alonso mettre leurs casques pour entrer dans leur voiture n'est pas sans rappeler les Lancelot ou Gauvain chaussant leur heaume avant d'enfourcher leur monture.
Mon premier rapport au sport automobile date de l'âge de trois ans lorsque mon père nous trainait sur les spéciales de rallye (rallye du Var, rallyes de Bormes, Rallye Monte Carlo...). Mon premier souvenir, celui ancré dans ma mémoire, remonte aux années 80 lors d'un Rallye Monte Carlo où je devais avoir environ 5 ou 6 ans. Nous marchions sur la route avec mon père et un ami lorsque nous avons été surpris par l'arrivée d'une Peugeot 205 turbo 16 groupes B (les connaisseurs apprécieront lol). Nous avons juste eu le temps de nous coller contre la paroi rocheuse et j'ai encore le souvenir du bruit, de l'odeur et de la vitesse du bolide... Le virus venait d'être inoculé.
Le sport auto n'est pas pour moi cette chose qui passe à la télé, je le vis, je l'ai vécu en tant que commissaire de route, je le vis en tant que spectateur (France, Italie ou Espagne) ou en tant que téléspectateur. J'ai pu croiser voire discuter avec les plus grand pilotes du Monde, Ayrton Senna, Alain Prost, Stirling Moss, Jean Alesi en F1 et Colin Mac Rae, Richard Burns, Hervé Panizzi, Didier Auriol, Tommi Makkinen, Peter Solberg, Carlos Sainz, Bruno Saby, Marcus Gronholm ou encore le héros actuel Sébastien Loeb... (Désolé pour tous ceux que j'ai oublié).
Le sport auto, comme disait le Commendatore Enzo Ferrari m'a offert mes "joies terribles". Comment ne pas se passionner pour une lutte roue dans roue, un finish au millième de seconde ? Et comment ne pas pleurer la mort d'un de ces héros quand on avait si facilement oublié que le risque est permanent ? Voilà pourquoi je tiens à remercier ces hommes et ces femmes (et oui il y en a) qui font le sport auto et font vivre les rêves des enfants devenus grands...
